Après une nuit glaciale (il y avait de la gelée blanche sur la tente, on a eu assez froid quand même …), nous avons étiré nos corps rigides, congelés avant de s’attaquer à notre balade.
Nous sommes donc partis pour Ronny Creek où l’on a garé notre Jolly, nous nous sommes « registered » (sous une petite cabane un livre est laissé, et toutes les personnes partant en randonnée sont sensés noter leurs noms et leur heure de départ, puis plus tard d’arrivée afin que les rangers de Cradle Valley puissent porter secours aux éventuelles personnes qui ne seraient pas revenus alors qu’elles auraient dû !).
Bref, nous avons donc commencé notre marche dans un décor sensationnel. Le début de la balade se fait sur un chemin aménagé (un chemin de bois surélevé). Après quelques minutes nous avons atteint le premier lac de la journée : Crater lake. Un paysage magnifique s’est alors offert à nous. D’ailleurs le premier mot de Mel en voyant le lac a été « mais que c’est beau ! ». On vous laisse juger avec la photo…
En continuant notre ascension, nous nous sommes arrêté à plusieurs points de vue pour apprécier les nombreux lacs de la région.
Arrivés à Kitchen Hut, nous avons fait une pause barre de céréales car la réelle montée nous attendait à partir de cette endroit : 600 mètres de dénivelé positif pour atteindre le plus haut sommet de Tasmanie, le célèbre Cradle Moutain (1545 m).
Petit aparté : A noter que le chemin que nous avons emprunté jusqu’à Kitchen Hut est le réputé « Overland Track », chemin de randonnée qui traverse du nord au sud le Cradle Moutain – Lake Saint Clair National Park (Parc national le plus connu de Tasmanie), l’une des dernières régions sauvages du monde au climat tempéré et inscrite au patrimoine mondial.
600 mètres de dénivelé, nous sommes d’accord ce n’est pas énorme, mais là il faut prendre en compte que ce n’est pas une montée « normale ». En effet après avoir fait environ 100 m de dénivelé sur un chemin que l’on peut qualifier de classique, nous passons sur un terrain rempli de gros rochers. Et là, la rando s’arrête et l’escalade commence ! Il est en effet impossible de tenir réellement debout sur ces rochers : on s’accroche et on s’étire pour pouvoir avancer. Résultat, une fois arrivés en haut, on est content, mais il faut encore s’accrocher pour la descente encore plus périlleuse !! La vue du sommet est jolie, mais rien de sensationnel. Il y a tout de même la satisfaction d’être au sommet du point culminant de Tasmanie.