Jeudi 6 avril
Avant de prendre la route, nous décidons d’aller demander l’état des routes car nous craignons que certaines soient coupées. L’office de tourisme est fermé et quelqu’un nous dit que toutes les routes sont coupées à cause des fortes pluies de ces derniers jours. Katherine est en danger, le pont vient d’être fermé, le côté nord de la ville est déjà sous l’eau.
Nous nous rendons au poste de police pour savoir où est-ce qu’il est le plus sage d’attendre. Il nous indique le parking de l’école qui se transforme en centre d’évacuation. En arrivant là-bas, nous ne sommes bien évidemment pas les seuls, de nombreuses caravanes, vans et autres sont déjà là, il s ont été évacués de leur camping pendant la nuit.
Les sirènes de la ville retentissent, c’est le signe d’évacuation pour tout le monde. La ville est maintenant complètement inondée, en moins de 24 heures, l’eau de la rivières a augmenté de plus de 19 mètres.
Nous sommes donc coincés ici pour un temps indéfini. L’organisation des « secours » est très bien organisé, nous avons le droit a du thé ou café ainsi que de la nourriture ; et pour tous ceux qui n’ont pas de véhicules pour dormir, il y a de nombreux lits de camps.
Nous passons cette journée à attendre, lire, discuter avec les gens qui sont dans la même situation que nous. Tous espèrent que l’eau va cesser de monter et l’histoire ne pas se répéter. En effet, en 1998, Katherine a été complètement inondé, l’eau était monté jusqu’au toit des maisons, pour le moment elle n’est qu’à mi-hauteur !
Vendredi 7 avril
Dès notre réveil, nous allons aux nouvelles. Nous croisons un ranger et ces dernières sont bonnes pour nous. La seule route ouverte est celle que nous voulons prendre, celle qui va en direction du Sud. Nous sommes chanceux et n’attendons pas deux fois qu’on nous dise de partir.
Pour les autres l’attente risque encore d’être longue, l’eau a encore montée dans Katherine et en plus les autorités ont trouvés un crocodile de 4 mètres nageant tranquillement dans les rues.