Cette formule nous a permis de rencontrer des personnes venant des 4 coins de la terre et surtout un couple d'australiens Chris et Cara avec lesquels on a passe d'agreables moments.
Il est vrai qu'il aura ete bien plus facile de rencontrer des etrangers, des vacanciers comme nous que des fidjiens.En effet, les seuls que nous avons cotoye ont ete nos GO (gentils organisateurs). Avec une allure branchee, un sourire jusqu'aux oreilles, ils sont la pour nous faire passer du bon temps et aussi mettre la main sur notre porte monnaie, comme ca l'air de rien. Et oui, nous restons avant tout des touristes, ce qui sous-entend en avoir plein les poches. Et ici, peut etre plus qu'ailleurs, tout se monnaye! : visiter un village, assister a la messe du dimanche... C'est assez hallucinant. Du coup, on en vient presque a douter de leurs bons sentiments, de cette gentillesse et de cote serviable. Nous preferons continuer a croire que certains fidjiens ont ete sinceres avec nous.
Ainsi, a la fin d'un repas nous avons pu goute leur boisson traditionnelle le "Kava". Le Kava est cree a partir d'une racine qu'ils pilent et qu'ils laissent macerer dans l'eau. Au gout, ce n'est pas des plus agreables, on dirait de la boue. Cependant cette boisson a des vertus relaxantes reconnues puisque le kava est utilise sous forme de medicament en Allemagne. Ceci permet peut etre de comprendre le fameux "fiji time", la zen attitude des locaux! A mi chemin entre drogue et calmant, le kava permet surtout aux fidjiens de se reunir et de partager du temps en fin de journee jouant de la guitare et papoptant.
Les fidjiens semblent etre tres croyants aussi : nous participons ainsi a de prieres collectives, tous main dans la main remerciant le bon Dieu pour ses bonnes graces juste avant le repas. Assez inhabituel pour nous... De plus, aucune activite n'est organisee le dimanche, jour du Seigneur. Les touristes croyants ou curieux peuvent aller a la messe qui est dispensee sur l'ile voisine. Une participation financiere est requise. Si les guides ou les GO ne travaillent pas en ce jour sacre, nous pouvons toujours louer masque et tuba ou kayak pour une sortie en mer. En effet, comme un fidjien nous a dit "No God price" en sous-entendu "pas de tarifs particuliers le dimanche" ou encore "les activites demeurent payantes!". Bon a savoir...
Ayant vecu seulement sur des petites iles plus ou moins reservees aux touristes, nous ne savons pas grand chose sur l'ile principale, sur le mode de vie des fidjiens en ville. En effet, nous ne sommes restes que 2 nuits pres de Nadi, la capitale juste avant et apres notre voyage organise. Mais le peu que nous avons vu merite description : les rues sont sombres, les postes de police sont en fait de vieilles caravanes repeintes en blanc et bleu. Les hotels, les taxis sont geres par des indiens plus que par des fidjiens. Nous apprendrons par la suite qu'une grande rivalite existe entre ces 2 communautes et que des problemes raciaux surviennent fequemment.
Avec notre etiquette de touristes, le chauffeur de taxi (indien) a tente de nous escroquer en nous reclamant 25 dollars pour la course hotel/aeroport soit 10 min de trajet a tout casser. Pas de chance pour lui, on s'etait renseigne sur les tarifs pratiques aupres de la receptionniste a l'hotel "10 dollars, pas plus". Nous l'en informons, il ne discute meme pas et accepte les 10 dollars. Bien evidemment, il a fallu que nous fassions de la monnaie a l'aeroport car le pauvre, il n'avait pas le change sur 20 dollars! Bien tente, une seconde fois!Tu auras peut etre les prochains vacanciers non avertis! Esperons que ce ne soit pas Carole et Fabien...
Petit message de leur part : ils vont bien, prendront bientot contact avec vous. Pour le moment, ils sont toujours aux Fidjis sans connection internet. Nous avons eu la chance de les croiser et de passer quelques temps ensemble. Maintenant la prochaine fois que l'on se verra tous les 4 ce sera en France! A bientot Jo et Will!